les coulisses de l’oDysserre

Une serre sur un toit ? Quelle drôle d’idée !
Mais pour quoi faire ???

Imaginés par les paysagiste de la coopérative SICLE, l’Odysserre se donne pour mission de participer à l’émergence d’une ville plus résiliente face aux défis écologiques à travers trois axes :

Permettre à chacun.e de cultiver son lien au vivant

dans un lieu original et accessible à tous grâce à des rencontres, des ateliers et des animations.

Fournir aux angevin.e.s la possibilités de végétaliser leur ville

en trouvant facilement une large gamme de plantes produites localement sans produits chimiques

Accueillir toutes les activités de la coopérative Sicle

dans un lieu totem et lui permettre de poursuivre son développement et sa mission au service du bien commun

Imagine angers : La genèse de l’odysserre

Pour comprendre l’origine du projet, il faut revenir en 2017, quand la ville d’Angers lance son grand concours : Imagine Angers. Promoteurs et architectes sont appelés à proposer leur projet sur 7 sites emblématiques proposés par la ville. Sur l’avenue Montaigne, le projet lauréat est celui du promoteur Lamotte et des architectes nantais de Tetrarc. Nommé Climax, le concept développe une approche ambitieuse qui séduit le jury. Il s’agit d’un projet multigénérationnel incluant une résidence seniors et une résidence étudiants surmontés d’une ferme urbaine. Proposition centrale du projet, la serre prône le retour d’une nature productive en ville et s’affiche comme un repère visible depuis l’avenue Montaigne.

Une serre de production sur un toit, est-ce bien raisonnable ?

En 2023, lorsque Sicle envisage de répondre à l’appel à manifestation d’intérêt pour occuper la serre et le rez-de-chaussée du bâtiment Climax, le projet fait débat et les discussions sont animées au sein de la coopérative. Nos locaux actuels sont devenus trop petits : il faut déménager. Or, trouver du foncier pour l’artisanat en centre-ville est loin d’être simple. Une opportunité comme celle-ci mérite donc d’être étudiée.

Mais un paradoxe apparaît rapidement. Profondément attachés au jardinage écologique, nous défendons au quotidien le respect des sols et du rythme des saisons. Produire en serre, et de surcroît sur un toit, ne va donc pas de soi. D’ailleurs, que pourrait-on bien produire ?

Pourtant, la serre intrigue, attire et questionne. Ne pourrait-elle pas devenir un symbole de reconnexion entre les citadins et leur agriculture ? Comment utiliser cet outil sans renier nos convictions ?

Après de nombreux échanges passionnés, une évidence s’impose à nous, jardiniers paysagistes : produire des plantes, ces êtres vivants au cœur de notre métier ! Qu’il s’agisse d’horticulture ou de pépinière, ce métier ancestral et intrinsèquement lié au paysagisme repose sur un principe simple : une plante produite est destinée à être déplacée pour être plantée ailleurs. Depuis longtemps déjà, les jeunes plants sont cultivés hors sol, en pot, souvent en périphérie des villes, sur des surfaces artificialisées à dessein.

Alors faisons autrement.

Produire en ville, au plus près des futurs lieux de plantation, sur des surfaces déjà imperméabilisées comme les toitures, devient cohérent. Ne pas artificialiser davantage. Réduire les déplacements. Assumer une production ancrée dans son territoire.

C’est décidé : nous ferons une pépinière urbaine.

l’atelier – café

Un espace réconfortant, à la fois ouvert sur le ciel, végétalisé et convivial, pour partager un café, discuter, refaire le monde, et cultiver son lien au vivant. Un lieu où l’on se sent bien pour imaginer et faire ensemble un monde où il fait bon vivre.

le marché aux plantes

Réinventer la jardinerie en mettant en avant des producteurs locaux qui partagent nos valeurs : des produit sains, de qualité, accessible à toutes et à tous.

une pépinière de végétaux exotiques et rustiques

Des plantes originales, qui nous invitent dans des mondes lointains et nous font voyager sans prendre l’avion. Et des plantes qui poussent bien dans notre serre et chez vous, tout simplement.

L’histoire de l’Odysserre

ouverture de l’odysserre !

Le début d’une nouvelle aventure pour la vingtaine de siclistes… et tous les passionnés du végétal en Anjou !

c’est signé !

Après de longues négociations et une levée de fond auprès de ses clients engagés pour amadouer les banques qui ne croit pas dans le projet (encore !), la coopérative parvient à convaincre de nombreux partenaires financiers pour la suivre dans cette aventure ! En route pour produire et vendre des plantes dans la serre urbaine !

qui pour exploiter la serre ?

Trop à l’étroit dans ses bureaux, la coopérative cherche de l’espace ! Les associés de SICLE décide à la dernière minute de candidater à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le promoteur Lamotte pour trouver un exploitant à sa serre urbaine. Une serre sur un toit en guise de jardin des siclistes, pourquoi pas ?

Croissance et vision stratégique

La coopérative grandit et rassemblent de nouveaux associées. La vision est retravaillée. Les siclistes veulent continuer à développer de nouvelles activités et souhaitent se doter d’un jardin SICLE ! Pas simple mais on aime les défis.

Déménagement place giffard langevin

Contre toute attente (sauf pour les fondateurs), la coopérative se développe et remporte le concours de la Grande Aventure d’Entreprendre. Après avoir occupé la chambre de l’un des fondateurs puis deux bureaux minuscules, la coopérative déménage place Giffard Langevin. A l’époque, la passerelle de la gare n’existe pas et la place se résume à un parking lugubre.

Imagine angers

En 2017, la Ville d’Angers lance l’appel à projets urbains innovants « Imagine Angers » sur six sites emblématiques. Climax, le projet porté par le promoteur Lamotte et l’agence d’architecture Tetrarc, est lauréat sur la parcelle avenue Montaigne. Pendant ce temps, les trois compères de Sicle parviennent à se payer un peu et recrute leur premier collègue.

Création de sicle par 3 copains

Diplômes en 2008 de la même école d’ingénieur paysagiste, Vincent, Matthieu et Eddie se retrouve à l’apéro et décident de lancer une petite boîte de paysagistes à vélo ensemble. Personne n’y croit vraiment, encore moins les banques : 20 000 euros c’est trop risqué. Les fondateurs persistent contre vents et marées. Sicle nait le 16 septembre 2016.

L’odysserre, c’est aussi le nid de sicle !

Créée en 2016, SICLE est une coopérative de paysagistes concepteurs et jardiniers à vélo qui accompagne les citoyens, les entreprises et les collectivités à concevoir, réaliser et entretenir des jardins et des paysages beaux et respectueux du vivant.